Les soirées ni trop ceci, ni trop cela sont bien rares dans le milieu, difficile logo-schwuz.png d’allier ambiance, accueil, tendance et partie de chasse. Toutefois le SchwutZ réussit cet exploit et me rappelle l’époque glorieuse quand feu le général mon époux était en garnison à Berlin. Présentation des lieux et mode d’emploi.

 

Ah, là, là, ma bonne dame, il n’y a plus de saisons, plus de vrais hommes, plus de mur ni même d’établissement pour dames bien mais pas trop quand même. On finit par se retrouver  dans une arrière-salle de la sacristie, avec des gâteaux secs pour seule distraction, à préparer la prochaine fête paroissiale gay. La plupart des maisons de traditions ont disparu ou se sont laissé gentiment ensabler jusqu’à l’oubli total.  Le SchwutZ, fondé en 1971 en tant que centre de communication de la l’émancipation gay (Kommunicationszentrum der schwuler Emanzipation)  a su négocier le tournant, garder le ton associatif de ses débuts et développer un militantisme à travers deux soirées hebdomadaires (vendredi et samedi), sises dans ses locaux de Mehringdamm, à côté du Schwulesmuseum, entrée au fond du café Mellita Sundström.

Rendez-vous thématiques

Du reste, toute cette section du Mehringdamm compose une sorte de petit « kiez Â» gay. De saisons en mu-be-3.jpg saisons, on voit s’ajouter un nouveau café par-ci ou une boutique par-là. Les lieux sont dans un genre subtilement alternatif, voire bobo ou néo-punk. Pour en revenir au SchwutZ, entrée à sept euros, bière à 2.80, vestiaire à 1.-, les prix sont tout ce qu’il y a de plus corrects. Du coup, la clientèle y est très mixte : tous âges et toutes orientations sexuelles s’y côtoient . On ne craint pas de faire un saut, voir si l’ambiance et bonne, faire la fermeture ou repartir après un verre dans le lounge bar. Une douzaine de soirées thématiques animent le calendrier, on est loin des pauvres boîtes qui passent et repassent LE CD de la maison jusqu’à l’usure. « London calling Â» : indie rock électro ; « Bump !» : 70’, 80’, 90’ ; « Bootylicious Â» : hip-hop et black music ; « Proxi club Â» : électro pop ; « Search and destroy Â» : queer alternative ;  sans parler des mythiques « Madonna party Â» dont on a déjà fêté les 5 ans. La programmation n’y est composée que et uniquement des titres de la diva et de reprises, bidouillages et réinterprétation de son Å“uvre.

Spots light et apparat

Samedi soir dernier, « Repeat Â» au programme, tubes des 90’ et 00’ . Jolie foule sympa et polie, pas de divas péteuses mais des vétérans, des filles, de la jeunesse. A ce propos, le porcelet masqué, après avoir embrassé une femme, une vraie, s’en est allé avec un jeune homme indécemment jeune. Stardu discutait production pornac locale avec un amateur de la chose. Nous avons fait la fermeture avec Claudette, comme d’habitude, et avons profité du taxi d’une drag queen djette. Ah, il m’est souvenu de l’uniforme d’apparat de feu le général mon époux et des parties si chic sous les spots light desquels étincelaient ses galons.

 

Madame la générale, grande dame de la rédaction à temps partiel

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